Produire un vin nature stable est tout un art et demande une maîtrise parfaite à différents niveaux :
1. La qualité irréprochable du raisin
Pour donner une chance au vin nature d’être stable, il faut que la matière première soit d’excellence. Cela implique :
- des vendanges manuelles, pour limiter le risque d’oxydation et de contamination ;
- un raisin parfaitement mûr, sain et trié sur le volet ;
- une présence équilibrée de levures indigènes sur la peau des baies.
D’un point de vue microbiologique, les levures et bactéries présentes sur le raisin (et dans le chai) joueront un rôle-clé. S’il y a un déséquilibre ou une contamination en micro-organismes indésirables, le risque de déviation ou d’altération augmentera.
2. Le rôle du vinificateur
Le savoir-faire du vigneron ou de la vigneronne est déterminant. Sans sulfites pour "verrouiller" son vin, il doit veiller à chaque étape :
- Pressurage délicat : éviter une oxydation prématurée du jus ;
- Maîtrise de la fermentation : surveiller activement les levures indigènes pour qu’elles transforment totalement le sucre en alcool ;
- Élevage adapté : dans des contenants parfaitement nettoyés (fût, cuve inox, etc.) pour minimiser le développement des bactéries indésirables.
Certaines pratiques spécifiques comme un élevage sur lies ou l’utilisation de gaz inertes (azote) pour protéger le vin du contact avec l’oxygène peuvent renforcer la stabilité d’un vin nature.
3. La conservation : une étape clé
Enfin, une conservation optimale est essentielle. Les vins nature réagissent souvent de manière plus sensible aux variations de température ou à l’exposition à l’air. Une cave fraîche et stable est donc indispensable.